(édition Château des ducs de Bretagne - musée d’histoire de Nantes)
Ils s’appellent Kervarec, Dos Santos, Boldyreff, Tran, Jaworski, N’Diaye… Ils sont Nantais, venus d’ailleurs. À un moment ou un autre de notre histoire, ils ont été regardés comme des étrangers, traités comme tels, se sont sentis rejetés, méprisés. Ce qui fait l’étranger, en effet, ne se limite pas aux papiers d’identité : c’est le regard de l’autre. Notre regard. Sur la couleur de la peau, la différence de langue, la religion, l’allure ou le vêtement. Même à Nantes et dans l’agglomération, dans cet Ouest prétendument « sans étrangers ». À Nantes et dans son agglomération, qui témoignent de l’histoire de la France puis de celle du monde : Bas-Bretons, Italiens, Espagnols, Belges, Polonais, Tchèques, Algériens, Portugais, Marocains, Tunisiens, Turcs, Africains, réfugiés de toutes origines, nomades, Roms, sans-papiers… Nos « étrangers » d’hier ont contribué à construire la ville, ils sont devenus et se sentent Nantais, Herblinois, Rezéens, Couëronnais. Et ceux d’aujourd’hui ? Dans un pays qui s’interroge sur son « identité nationale », il n’est pas indifférent de raconter l’histoire de ces Nantais venus d’ailleurs. C’est même un acte citoyen.
32 pages - 5 €
Exposition du 2 avril au 6 novembre 2011
(éditions Gallimard - musée d'histoire de Nantes)
Fascination - détestation sont les deux pôles d'une relation ambivalente entre l'Europe et l'Empire du Milieu. En un siècle et demi, de 1700 à 1860, la relation sino-française et la perception occidentale de ce pays lointain ont connu une évolution à deux versants. D'abord marginal, encore aventureux, soumis aux conditions dictées par la Chine, le commerce s'accompagne d'un vif engouement pour les objets rapportés dans les cales des navires et de la découverte éblouie d'une culture raffinée. Puis, dans un mouvement de bascule, les rapports économiques s'inversent au profit de l'Europe, alors que, dans une perspective colonialiste, condescendance et mépris se superposent à l'enthousiasme sinophile.
La mer et l'aventure, la soie, la porcelaine et le thé, la circulation des idées et les Jésuites, le trafic de l'opium et la guerre, la passion et l'humiliation, sont ici éclairés par les contributions des chercheurs et de très nombreuses illustrations, dont certaines totalement inédites.
240 pages - 170 illustrations
Prix 39 €
Exposition du 26 juin au 7 novembre 2010
Bertrand Guillet (éditions MeMo)
Le musée d'histoire de Nantes possède deux images aquarellées de La Marie-Séraphique, documents tout à fait uniques. En enquêtant sur l'histoire de ce navire négrier sans originalité particulière pour son époque, mais devenu symbole iconographique en raison des représentations dont il a fait l'objet, Bertrand Guillet fait revivre pour le lecteur les acteurs de cette histoire tragique en même temps qu'il révèle les mécanismes et l'économie d'une campagne de traite. Un ouvrage qui vient enrichir le questionnement sur un fait historique majeur de l'humanité.
Prix : 35 €
(éditions Herscher / musée d'histoire de Nantes)
L'explosion de la publicité offre aux graphistes un vaste champ d'expérimentation, que Jorj Morin explore avec bonheur à partir des années 1930, mettant son talent au service de la communication des entreprises et de la promotion des marques. Jamais à court d'idées pour interpeller la ménagère ou susciter la curiosité des enfants, il joue habilement de la corde affective, donnant vie à des personnages attachants qui fidélisent le client. Inventives, ludiques, dynamiques, ses créations réjouissent l'oeil par leur fraîcheur et leurs couleurs vives, et leurs slogans pétillants trouvent aujourd'hui en nous un écho amusé.
L'ouvrage est accompagné d'une reproduction (16 x 26 cm) d'une oeuvre publicitaire de Jorj Morin.
Prix : 29.50
Exposition du 6 février au 2 mai 2010.
En vente à la librairie-boutique du château
Ouverture de 10h à 18h30, sauf le lundi.
Tél : 02 51 17 49 56