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Figure allégorique de la République
Attribuée à Antoine-Jean Gros
1794
Huile sur toile
Musée national du Château et des Trianons, Versailles
De la Liberté à la République
La Révolution française place la figure de la Liberté au centre des fêtes révolutionnaires et des représentations. En 1792, l'abbé Grégoire définit la Première République « sous les traits d'une femme vêtue à l'antique, debout, tenant de la main droite une pique surmontée du bonnet phrygien ou bonnet de la liberté, la gauche appuyée sur un faisceau d'armes... ». L'enjeu est d'importance : il faut donner à la souveraineté du peuple une image.
En 1794, Antoine-Jean Gros s'applique, à travers ce tableau, à suivre la description.
Casquée, telle Minerve, mais tenant la pique la pointe en bas en signe de paix, la République a la main posée sur le triangle, symbole d'égalité. Elle porte déjà les trois couleurs bien que seul le rouge lui est alors attribué. Cette œuvre est une des premières représentations de la République en peinture. Elle peut être rapprochée, par son aspect très hiératique, de la sculpture de Joseph Chinard, réalisée la même année, dans laquelle la République, sans multiplier les attributs ou les signes particuliers, se distingue par sa grande sobriété. |