L’arc de triomphe
Centre des monuments nationaux
Le triomphe des arcs
« Vous ne rentrerez dans vos foyers que sous des arcs de triomphe »
Cette promesse de Napoléon Ier à ses soldats au lendemain de la bataille d’Austerlitz contre les armées austro-russes, le 2 décembre 1805, doit trouver sa réalisation dans l’arc de triomphe que l’Empereur veut élever au sommet de la promenade des champs Elysées.
Depuis l’Antiquité, les arcs de triomphe sont édifiés à la gloire des soldats et de ceux qui les mènent à la victoire. Sous l’Ancien Régime, les entrées de ville sont célébrées magistralement et des arcs de triomphe, éphémères, sont réalisés pour accueillir les cortèges.
Ceux de Saint-Denis et de Saint-Martin, édifiés en 1672 et 1674 pour célébrer les victoires de Louis XIV, sont parmi les premiers en France. Rapidement, des monuments semblables se développent, accompagnant des programmes urbanistiques d’envergure.
La Révolution Française éleva aussi des arcs, aux lignes pures, presque martiales. Nous n’en conservons que des reproductions.
L’arc de triomphe de L’Etoile, projet grandiose, ne put être mené à son terme comme Napoléon Ier le souhaitait. Il est achevé en 1836, alors que Louis-Philippe est au pouvoir. Le programme sculpté n’évoque plus alors les grandes batailles napoléoniennes. A la gloire des grandes victoires de la Révolution et de l’Empire, l’arc de triomphe de l’Etoile devient un symbole de la Nation Française.
Arc de triomphe moderne, la Grande Arche de la Défense, achevée en 1989, perpétue en l’exaltant le principe antique.
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