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l'affiche électorale

Le Maréchal Pétain : un pouvoir usurpé

"Bonaparte, premier consul, franchissant le Saint-Bernard, le 20 mai 1800" Anne François Arnaud, d’après Jacques-Louis David, 1ère moitié du 19e siècle - Huile sur toile - Musée des Beaux-Arts et d'Archéologie de Troyes

Patrie suivez-moi gardez votre confiance en la France éternelle
Affiche entoilée
Bernard Villemot
1941

Les affiches officielles de la « Révolution nationale » qui montrent le visage du Maréchal Pétain, se détachant en gros plan du drapeau français, relaient ce message.
Philippe Pétain, Maréchal de France, autoproclamé chef de l’Etat français le 11 juillet 1940, prend  tous les pouvoirs. Il les conserve durant toute l’Occupation, soit jusqu’au 19 août 1944, demeurant jusqu’en avril 1942 à la fois chef de l’Etat et  du gouvernement.

Un culte de la personnalité soutient sa prise du pouvoir. Son image est partout. Dans l’espace public, dans les administrations, sur les murs des classes, sur les calendriers des Postes comme sur les timbres et sur les monnaies, son portrait est omniprésent. Un chant à sa gloire, Maréchal, nous voilà ! devient l’hymne officieux du gouvernement de Vichy. Les bustes de Marianne sont enlevés des mairies.

Du point de vue de l’image, le costume militaire est toujours présent dans les portraits officiels de Philippe Pétain, rappelant les hauts faits du « vainqueur de Verdun », fait Maréchal de France en 1918. Le paternalisme n’est pas délaissé, il s’agit bien de l’image d’un homme âgé, un père, un grand-père, qui est mise en avant, jouant sur l’homme sage , qui connaît les valeurs de la terre- « la terre, elle, ne ment pas »-. La propagande vichyste utilisa, autant qu’elle le put, ces deux aspects du personnage.